Algérie : l'armée déployée au Niger pour protéger les intérêts énergétiques
Après le feu vert des deux chambres du Parlement le 25 octobre, le président Abdelmadjid Tebboune a annoncé l'envoi d'unités militaires au Niger, en application d'un accord signé avec Niamey.

Le Parlement algérien a voté le 25 octobre, dans ses deux chambres, l'autorisation d'une intervention de l'armée algérienne au Niger. Le lendemain, le président Abdelmadjid Tebboune a annoncé l'envoi d'unités militaires.
Selon Jeune Afrique, cette décision ressemble pour Alger à une confirmation du soutien apporté au régime de Niamey. Elle a aussi pour but de sécuriser les intérêts économiques algériens au sud de la frontière.
Un accord signé le 21 octobre
Le déploiement s'appuie sur l'accord de coopération militaire et sécuritaire conclu avec Niamey le 21 octobre. Quatre jours plus tard, les parlementaires algériens ont donné leur autorisation.
Le chef de l'État a précisé que les unités serviront à mettre en œuvre les dispositions de cet accord. Il a aussi évoqué un objectif affiché : « protéger les intérêts énergétiques » de l'Algérie.
Un double objectif pour Alger
Le premier volet est politique. L'envoi de soldats est lu comme un geste de soutien au pouvoir en place à Niamey.
Le second est économique. Les troupes doivent veiller sur des intérêts algériens situés au sud de la frontière, notamment dans le secteur pétrolier, comme le suggère le titre de l'article de Jeune Afrique.
Un forage de Sonatrach à Kafra
La compagnie pétrolière algérienne Sonatrach vient de lancer les opérations de forage d'un puits à Kafra, dans le nord du Niger.
Pour les deux pays, cette opération permet d'acter leur rapprochement. Il intervient après des mois de tensions diplomatiques entre Alger et Niamey.
Ce que l'on sait du déploiement
Le texte de Jeune Afrique indique que le déploiement des troupes se précise, avec des zones sensibles et des sites pétroliers concernés. Les extraits disponibles ne détaillent pas les effectifs ni le calendrier.
La suite dépendra de la mise en œuvre de l'accord du 21 octobre, désormais validé par le Parlement algérien et soutenu publiquement par le président Tebboune.

