Rapatriement des réfugiés congolais : la Commission tripartite se réunit à Kintélé
Le Hcr, la RDC et la République du Congo ont recommandé à Kintélé des projets communautaires pour les rapatriés. Le Congo accueille 30 996 réfugiés congolais, dont 12 902 veulent rentrer.

La 6e réunion de la Commission tripartite sur le rapatriement volontaire des réfugiés de la RDC vivant au Congo s'est tenue le 22 octobre à Kintélé. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr) et les deux pays y ont adopté une série de recommandations.
La première concerne des projets de proximité en agriculture, en formation professionnelle et en santé. L'objectif est de permettre aux rapatriés de se réinstaller durablement.
Des zones de retour à remettre en état
Le communiqué final demande de réhabiliter les infrastructures communautaires de base à Yumbi, Bolobo, Libenge, Kungu et Kwamouth, désignées comme zones de retour.
Les parties souhaitent aussi renforcer les initiatives de cohabitation pacifique là où des conflits ont eu lieu.
Information, enregistrement et état civil
Les recommandations prévoient d'informer les réfugiés sur les conditions du retour et de recueillir leurs intentions de rapatriement volontaire.
La vérification et l'enregistrement biométrique des réfugiés et des demandeurs d'asile doivent se poursuivre. Des actes de naissance seront délivrés aux enfants nés dans ces familles installées en République du Congo.
Les chiffres du Hcr
Yvette Muhimpundu, représentante du bureau multipays du Hcr au Cameroun, a donné les chiffres issus des collectes d'intentions de retour menées ces dernières années. Le Congo accueille 30 996 réfugiés congolais, et 12 902 d'entre eux ont dit vouloir rentrer volontairement.
Pour elle, ce souhait est un message fort. Il montre l'attachement de ces familles à leur pays et leur confiance dans les efforts des autorités de la RDC pour offrir un retour sûr, digne et durable.
Une coordination étroite exigée
Mme Muhimpundu a souligné que le plan de rapatriement demandera une coordination serrée entre les autorités des deux pays, avec l'appui technique du Hcr. Il faudra aussi planifier avec soin les mouvements, la logistique et la protection des personnes.
À ses yeux, le succès dépendra de la capacité des familles à se réintégrer dans la durée. Elle a salué le travail préparatoire des équipes techniques des deux gouvernements et du Hcr, qui a rendu possible cette réunion tripartite.


