Vol au-dessus des enchères pour le Nyan Cat, le plus célèbre des GIFs animés

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Pour les dix ans de son apparition sur l’Internet, le chat volant à la traîne arc-en-ciel s’offre une exclusivité : les enchères en cryptomonnaie d’une version remastérisée par son auteur ont atteint 361 000 euros en vingt-quatre heures.

“Pourquoi donc un chat volant avec un corps en biscuit a-t-il été vendu près de 600 000 dollars” aux enchères ? se demande le New York Times. Parce que cette “grande vente célèbre les dix ans du mème” le plus célèbre d’Internet, explique le magazine spécialisé Hypebeast.

Dix ans en effet que le GIF animé du Nyan Cat, ce chat pixellisé affublé d’un corps en “pop-tart” (un biscuit industriel américain) qui traîne son arc-en-ciel sur l’inoubliable bande-son “Nyanyanyanyanyanyanya” figure au top de la culture Internet. Il a été vu, partagé, modifié et transformé des “centaines de millions de fois”, rappelle le New York Times. Son créateur, Chris Torres, a “remastérisé l’animation originale” qu’il avait postée sur YouTube en 2011, pour la mettre en vente sur la plateforme de crypto-art Foundation, expliquait The Verge le 19 février, jour de la mise aux enchères.

La version originale du Nyan Cat de 2011 :

Video of QH2TGUlwu4

Et Mashable de commenter : “Un chat numérique vient de se vendre pour une quantité impie de cryptomonnaie.” C’est pour 300 ethers, soit pas loin de 600 000 dollars “au moment de la vente”, que cet emblème de la culture du mème a été acquis. L’ether, qui repose sur le protocole Ethereum, lui-même fondé sur la cryptographie et la chaîne de blocs, a un cours qui fluctue énormément. À titre d’exemple, ce mardi, 300 ethers ne valaient plus que 435 500 dollars (361 000 euros).

Monde sauvage

“Bienvenue dans le monde sauvage des jetons non fongibles [NFT], des objets numériques uniques authentifiés par la blockchain, et qui se vendent pour plus de centaines de milliers de dollars”, poursuit le magazine américain. Car, aujourd’hui, la chaîne de blocs à la base des cryptomonnaies n’est plus réservée aux seuls techno-spéculateurs. “Les artistes vendent des NFT via des marchés numériques comme Rarible et Foundation.”

Chris Torres, que le quotidien new-yorkais dit être “soufflé” par le succès de l’opération, a d’ailleurs tweeté, vendredi, que cette dernière ouvrait “une nouvelle ère pour l’économie du mème dans le monde de la crypto. Une broutille !” 

Le New York Times n’est pas loin de confirmer : ces crypto-enchères sont “le point culminant d’un marché en pleine croissance pour les droits de propriété sur l’art numérique”. Où “les acheteurs n’acquièrent ni les droits d’auteur, ni la marque, ni même la propriété exclusive de ce qu’ils achètent”, mais un simple “droit de se vanter” et l’assurance que leur copie est “authentique”.



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