Vaccins pour tous en mai, réouverture du Texas : l’Amérique avance

Views: 21

Joe Biden a annoncé mardi que les Etats-Unis auraient des doses pour tous les adultes du pays dès le mois de mai, soit deux mois plus tôt que son objectif initial. Il appelle toutefois à ne pas “baisser la garde”. Dans le même temps, le gouverneur du Texas a levé toutes les restrictions liées au Covid dans son Etat.

C’est “une lueur d’espoir”, dit The Hill. Mardi 2 mars, Joe Biden a annoncé depuis la Maison Blanche que les Etats-Unis auraient suffisamment de doses de vaccin pour tous les adultes du pays dès la fin du mois de mai, “accélérant de manière spectaculaire son calendrier”, commente CNN. Il y a trois semaines, le président américain avait évoqué la fin juillet comme objectif alors que 78 millions de doses ont été administrées jusqu’ici.

L’accord entre Johnson & Johnson et Merck, deux géants de l’industrie pharmaceutique, explique partiellement la nouvelle échéance. Le vaccin de J & J a été approuvé par les autorités sanitaires le week-end dernier. Merck est un “pionnier” de la vaccination (contre le zona ou les oreillons par exemple) qui a arrêté ses propres recherches en janvier après des études cliniques décevantes, rappelle le Wall Street Journal

La firme du New Jersey a accepté de travailler avec sa rivale pour augmenter la production de doses. “Le type de collaboration qu’on a vu pendant la Seconde guerre mondiale”, s’est félicité Joe Biden. 

D’après les analystes d’Evercore SI, cités par le WSJ, il y aura assez de doses pour vacciner 80 millions d’Américains en mars, 125 millions en avril et fin mai, les Etats-Unis auront reçu les vaccins nécessaires pour traiter 345 millions de personnes.

“La nouvelle date ne signifie pas que tous les Américains seront vaccinés le 31 mai”, prévient toutefois CNN. Le locataire de la Maison Blanche appelle les Etats du pays à vacciner les enseignants en priorité et espère qu’ils auront reçu au moins une dose avant la fin du mois de mars pour rouvrir rapidement les écoles. Il est temps de traiter “l’enseignement dans une salle de classe comme le service essentiel qu’il est”, a-t-il déclaré.

S’il y a “de nombreuses raisons d’être optimiste”, souligne le New York Times, “les signes positifs s’accompagnent de réserves”. Le pays continue de perdre 2 000 Américains par jour à cause du virus avec 65 000 nouveaux cas quotidiens en moyenne, moins qu’en janvier mais autant qu’au pic de l’été.

D’où l’avertissement du président : “la lumière est au bout du tunnel mais nous ne pouvons pas baisser notre garde maintenant. Nous devons rester vigilant. Je vais être honnête avec vous, le combat est loin d’être terminé”, a-t-il insisté, demandant à ses concitoyens de continuer à porter à maintenir un masque et respecter les gestes barrières.

Le Texas rouvert “à 100%”

Quelques heures avant ces propos, Greg Abbott, le gouverneur du Texas, décidait justement de lever les restrictions dans son Etat. “Trop de Texans ont été privés d’opportunités sur le marché de l’emploi. Trop de petits commerçants ont souffert pour payer leurs factures. Cela doit prendre fin. Il est temps de rouvrir le Texas à 100 %”, a lancé, sous les applaudissements, le leader républicain dans un restaurant de Lubbock, rapporte le Dallas Morning News.

Le port obligatoire du masque, en place depuis juillet, ne sera plus en vigueur et tous les commerces pourront rouvrir entièrement à partir du 10 mars. Seuls 2 des 29 millions d’habitants ont reçu leurs deux doses et près de 45 000 Texans sont morts du coronavirus, précise le DMN. “Il ne manquait plus que la bannière mission accomplie”, ironise le Austin American-Statesman en référence à l’annonce prématurée de la fin du conflit en Irak par George W. Bush en mai 2003.

Politico suggère que la décision du gouverneur se justifie par ses ambitions nationales. Les mesures de restrictions étant de moins en moins populaires auprès de l’électorat républicain, M. Abbott courait le risque d’être distancé par des gouverneurs ayant adopté un laissez-faire face à la pandémie, explique le site.

Son choix l’a exposé aux critiques des démocrates, comme son homologue de Californie Gavin Newsom, qualifiant la mesure d’”absolument imprudente”. De son côté, le Washington Post s’est fendu d’un éditorial accusant Greg Abbott de “jouer avec la santé de son Etat et des autres”. Notant que sa décision “enchante sans doute ceux qui se sentent rebelles, lassés, et impatients après un an de restrictions”, le quotidien redoute qu’elle puisse surtout conduire à une “quatrième vague”.



Source link

Comments: 0

Your email address will not be published. Required fields are marked with *

£0.000 items