Une nouvelle marche de migrants part du Honduras vers les États-Unis

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Le gouvernement guatémaltèque devait décréter l’état d’urgence dans sept départements frontaliers, en prévision de l’arrivée de cette “caravane”, convoquée via les réseaux sociaux. Ces migrants ont peu de chances d’arriver à destination, estime la presse de la région.

C’est la première de l’année 2021. Une marche de migrants estimée à 300 personnes est partie mercredi 13 janvier au soir depuis le Honduras en espérant franchir pas moins de trois frontières : celle qui les sépare du Guatemala, de là tenter de passer au Mexique, puis aux États-Unis.

La dernière en date de ces marches convoquées via les réseaux sociaux, en décembre dernier, avait échoué à la première de ces frontières.

Depuis San Pedro Sula, la grande ville du nord du Honduras, “ils se sont élancés cette nuit à pied sur la route qui mène à [la ville frontière de] Corinto et au territoire du Guatemala, premier objectif de cette grande traversée vers les États-Unis et ce que l’on appelle le ‘rêve américain’”, écrit le site du grand quotidien mexicain Milenio.

“Respect du droit international”

Le gouvernement guatémaltèque a prévu de décréter “l’état d’alerte” dans sept des départements du pays, les plus proches de la frontière avec le Honduras, comme le précisait ce tweet du quotidien La Hora qui reprenait un décret publié le 11 janvier en prévision de l’arrivée attendue des migrants du Honduras.

L’“état d’alerte” prévoit notamment l’interdiction de tout rassemblement public. Le décret signale néanmoins que “les présentes dispositions doivent être compatibles avec le respect du droit international”.

Une chose est sûre : s’ils veulent franchir la frontière avec la Guatemala, les migrants venus du Honduras devront – au moins – obligatoirement apporter la preuve qu’ils ont passé un “test Covid-19” négatif.

Le site du quotidien hondurien La Prensa relate le départ de cette nouvelle “caravane” : “Certains de ces migrants, en majorité des jeunes, disent quitter le pays parce qu’après le passage des tempêtes tropicales Eta et Iota, ils ont tout perdu et ne trouvent pas de travail.”

Le site rappelle :

Les services de l’immigration et des frontières des États-Unis [U.S. Immigration and Customs Enforcement] ont rappelé ces dernières heures que les caravanes de migrants clandestins de ces deux dernières années avaient échoué à atteindre leur objectif. Ils sont plusieurs centaines à attendre depuis plus d’un an sur les rives du Río Bravo, qui délimite la frontière avec les États-Unis, dans l’espoir que le nouveau président Joe Biden leur accorde l’asile.”



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