“une chance incroyable” pour le Portugal de briller

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Depuis le 1er janvier, et ce pour la quatrième fois, le Portugal a pris la tête du Conseil de l’Union européenne pour six mois. Vaccination, relance économique et droits sociaux seront les grands thèmes de ce mandat. Des dossiers en grande partie pris en charge par l’Allemagne, qui a assuré le mandat précédent.

Exit l’Allemagne, place au Portugal. Après trois premières expériences (en 1992, 2000 et 2007), le pays a pris en ce début janvier la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne. Sa nouvelle mission ? Coordonner le plan de vaccination contre le Covid-19, puis mettre en place celui de 750 milliards d’euros pour amorcer la relance économique européenne. Une mission résumée en deux mots hier par le Premier ministre portugais, António Costa : “Gérer l’anxiété.”

“Des dossiers controversés déjà résolus”

Ce mandat de six mois est “une chance incroyable pour le Portugal (une de plus !)”, estime Miguel Sousa Tavares dans les colonnes d’Expresso. “Toutes les conditions sont réunies pour que nous brillions lors de cette présidence.” L’éditorialiste s’explique :

António Costa est un homme chanceux : il y a un mois, la tâche [qui attendait] le Portugal avait l’air d’un cauchemar, aujourd’hui c’est une plaine dont les pierres ont été retirées. Grâce à Angela Merkel, Ursula von der Leyen, Michel Barnier et Christine Lagarde, le ‘bazooka’ [plan de relance] s’annonce clair et actif, le crédit disponible et bon marché, la distribution à grande échelle des vaccins sera coordonnée par Bruxelles et le Brexit est résolu.”

Dans les pages du Diário de Notícias, sa nouvelle directrice, Rosália Amorim, ne dit pas autre chose : “Le Portugal, qui prend la tête des vingt-sept pays de l’UE pour les six prochains mois, a la chance d’hériter de dossiers controversés déjà résolus, tels que Brexit et l’approbation du ‘bazooka’, ce qui aidera les économies à se redresser.” Aussi, la présidence portugaise maintient “l’espoir renouvelé de faire plus et mieux”.

“Les prochains mois s’annoncent très difficiles”

Público est plus réservé. Sa journaliste Teresa de Sousa, spécialiste des questions européennes, propose une analyse moins optimiste, à la suite de la venue ce mardi 5 janvier à Lisbonne de Charles Michel, président du Conseil européen, pour la cérémonie de lancement de la présidence portugaise.

La reprise économique de l’Europe, écrit-elle, dépend dans une large mesure du plan de vaccination, qui souffre d’un retard à l’allumage :

Costa et Michel ont justifié ce malaise apparent et une certaine incrédulité par la fatigue et l’anxiété des citoyens, après presque un an de peur et de sacrifices, auxquels s’ajoute maintenant la violence de la troisième vague. Mais tant que ce sera le cas, la présidence portugaise devra concentrer ses efforts sur la coordination de cette gigantesque opération, lui donner du bon sens et éviter que chaque pays ne tombe dans l’illusion qu’il peut faire mieux tout seul. Ce n’est pas possible […]. Les prochains mois s’annoncent très difficiles.”

Dans une longue analyse publiée sur le site d’Observador, António Covas rappelle que le Portugal a fait des “droits sociaux” l’une de ses priorités pour ce mandat. Un “sommet social” est d’ailleurs prévu à Porto le 8 mai prochain pour inciter les autres pays à prendre des engagements. Pour le professeur de l’université de l’Algarve, le Portugal à l’occasion de “renforcer le pilier social de l’Union et le modèle social européen dans un contexte de changements majeurs”.

Vincent Barros



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