un refuge pour les gorilles, mais aussi pour les criminels

Views: 13

Six gardes forestiers chargés de protéger des gorilles en voie d’extinction ont été tués le 10 janvier dans le plus vieux parc national d’Afrique, situé dans l’est de la République démocratique du Congo. Si cette zone recèle des merveilles, elle est aussi dangereuse et disputée par de nombreuses milices.

En République démocratique du Congo (RDC), le Parc national des Virunga est connu pour abriter des gorilles des montagnes, une espèce rare et menacée. or, ce sont précisément ceux qui veillent à leur préservation qui ont été pris pour cibles, le dimanche 10 janvier. Alors qu’ils étaient en patrouille, six écogardes ont été tués et un autre a été grièvement blessé, rapporte Actualité CD.

Le parc “s’étend sur une superficie de près de 8 000 kilomètres carrés, avec des paysages époustouflants, des forêts épaisses et une biodiversité inégalée”, décrit le New York Times. Pourtant, cette zone protégée pour sa faune et sa flore est depuis quelques années en proie à un regain de violence, lié notamment à des tensions frontalières entre la RDC et le Rwanda.

Braconniers et miliciens sont des menaces pour les quelque 700 gardes forestiers du parc – 200 d’entre eux ont été tués au cours des vingt dernières années. Mais ce territoire, frontalier du Rwanda, est aussi le théâtre de rivalités politiques.

En quête d’un coupable

En avril dernier, après la mort de 12 gardes forestiers, les autorités congolaises accusaient les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) d’être derrière l’attaque. Les FDLR s’opposent au président rwandais Paul Kagamé, rappelle Politico. Elles avaient à leur tour accusé les militaires rwandais d’être à l’origine de l’attaque, relate le site d’information congolais.

Si Kigali a toujours fermement démenti opérer des incursions sur le territoire de son voisin, une enquête des Nations unies publiée en décembre faisait état de la présence de l’armée rwandaise dans cette zone du Rutshuru. Des soldats portant “18 mitrailleuses PKM et 4 lance-roquettes”, écrit Politico, y ont été observés. Les conclusions du rapport ont toutes été rejetées par le Rwanda qui y a vu un manque d’impartialité des Nations unies.

Le doute continue de planer sur le parc des Virunga, endeuillé par la perte de ses gardes forestiers, eux qui protègent les gorilles des montagnes dont l’existence est menacée depuis des années.

Pauline Le Troquier



Source link

Comments: 0

Your email address will not be published. Required fields are marked with *

£0.000 items