Trois semaines après l’éruption du Nyiragongo, les habitants de Goma sont de retour

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Ils avaient fui par milliers lors de l’éruption du volcan fin mai. Peu à peu, les déplacés de Goma sont de retour dans la grande ville de l’est de la RDC. Mais face à la menace, il s’agit de ne pas reproduire les mêmes erreurs, commente la presse congolaise. Le temps est venu de tirer les leçons de l’événement.

Près de trois semaines après l’éruption du Nyiragongo, qui a poussé 500 000 personnes à fuir Goma, plusieurs dizaines de milliers d’habitants de cette ville de l’est de la République démocratique du Congo ont regagné leur maison. À la descente des bateaux à bord desquels ils ont été rapatriés, l’euphorie du retour se lit sur chaque visage.

Pour l’occasion, “chaque ménage a reçu une somme d’argent pour recommencer une nouvelle vie à Goma”, raconte Radio Okapi. Car même si les choses reprennent leur cours, c’est bien une vie nouvelle qui attend les 1,6 million d’habitants de cette métropole.

Tirer les leçons

“Les sites ravagés par le volcan ne doivent plus être occupés”, titrait le 8 juin le Forum des As. Gouverner, c’est prévoir”, abonde le journal congolais. C’est en ces termes que la presse se faisait l’écho des propos du Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, au lendemain de sa visite à Goma.

Alors que les autorités congolaises avaient été fustigées pour le manque de moyens accordés à l’Observatoire volcanologique de Goma, l’heure est aux précautions à prendre pour l’avenir. Appuyé par le ministre de l’Urbanisme, il a annoncé que les résidents des zones les plus à risque – celles qui ont été englouties par les coulées de lave, connues pour être particulièrement rapides et dévastatrices – seront relogés.

Une annonce qui n’est pas du goût de tout le monde, relève Politico. Sur Twitter, cet internaute s’oppose au déplacement des populations :

Les populations de Goma vivent traditionnellement avec le volcan et il serait pénible et très difficile qu’elles soient déplacées ou délocalisées. Il suffirait que l’Observatoire volcanologique de Goma fasse son travail comme il faut, en informant convenablement et régulièrement la population sans état d’âme.”

Pauline Le Troquier



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