Passeportgate : la RDC accorde un sursis de 6 mois à Semlex pour produire ses passeports biométriques

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La ministre des Affaires étrangères de la RD Congo a accordé un sursis de 6 mois à Semlex pour la fabrication des passeports congolais.

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« Il s’agit d’un arrangement transitoire spécifique ne dépassant pas 6 mois », explique Marie Tumba Nzeza dans une correspondance, intitulée  » Transmission projet d’arrangement spécifique transitoire suite à la fin du contrat relatif à l’implémentation d’un système d’identification nationale à la production des passeports électroniques biométriques en mode BOT », du 03 juin 2020 adressée à Albert Mario Karazwan, président du consortium des sociétés du groupe Semlex.

Elle se réjouit des négociations qui ont débuté le 1er juin 2020 entre la RDC et Semlex aux fins de « procéder à l’état des lieux de l’ensemble du système dans le cadre du contrat qui lie les deux parties et arrêter les dispositions transitoires avant la fin du dit contrat qui interviendra le 11 juin prochain ».

Une décision qui intervient à 3 heures du terme du contrat entre la RDC et Semlex, le 11 juin 2020.

Le gouvernement congolais, à travers la ministre d’État aux Affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza, avait promis de ne pas renouveler ce contrat.

Mais, visiblement, elle n’avait ni anticipé ni lancé un avis d’appel d’offres.

Le Tribunal de commerce à Kinshasa a ouvert, mardi 09 juin 2020, sa première audience du procès dans l’affaire dite “Passeport Gate” lié au contrat entre la RDC et la société Semlex, signé le 11 juin 2015.

Les deux parties avaient signé un contrat de cinq ans pour une production de 1.850.000 passeports biométriques en mode Buld Operate and Transfert (BOT).

Semlex n’a produit que 693.000 passeports, soit une différence de 1 157 000 sur le nombre exact mentionné dans le contrat.

À la barre, l’État congolais, l’Autorité de Régulation des Marchés publics et la Société Locosem vont comparaître suite à une plainte déposée par 23 détenteurs du passeport congolais à l’initiative du mouvement « Le Congo n’est pas à vendre. »

Quelque 51 détenteurs de passeports congolais se sont constitués « partie civile » en Belgique dans le cadre de l’enquête pénale contre Semlex.

Le prix du passeport a été fixé à « 120 USD brut, au début du contrat, intégrant le transport des passeports (dans les régions et vers les ambassades), le formulaire sécurisé et les frais bancaires, les 65 USD revenant au compte du Trésor public congolais ».

 » Il s’avère que cette clé de répartition a été modifiée comme suit: 108 USD pour Semlex Europe et 77 USD pour l’État congolais », a précisé Semlex dans son communiqué du 2 juin 2020.

L’Agence Reuters a indiqué que 700.000 USD auraient été versés par des sociétés proches de Semlex sur des comptes d’Emmanuel Adrupiako, l’assistant financier de Joseph Kabila, dans les mois suivants la signature du contrat, en 2015.

La ampagne « Le Congo n’est pas à vendre » avait signalé plus de 600.000 passeports vendus depuis l’entrée en vigueur du contrat Semlex.

Cette campagne a aussi noté que la société écran proche de Kabila pourrait avoir encaissé plus de 36 millions USD.

Thierry Mfundu

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