Nord-Kivu : « 50 femmes violées par le groupe armé Mazembe à Oninga », Juvenal Munubo demande une mission rapide d’évaluation

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Le député national Juvénal Munubo, élu du territoire de Walikale a, ce jeudi 10 juin, alerté sur plusieurs cas de viol qui auraient été commis, entre le 2 au 8 juin, sur plus de 50 femmes dans les territoires de Oninga et Makutano, groupement de Usala, territoire de Walikale, dans la province du Nord-Kivu par les Maï-maï Kabidon. 

“Selon plusieurs sources de la société civile à Oninga, dans le groupe Usala, territoire de Walikale. Il y a eu de viol qui auraient été commis par le groupe Maï-maï “Kabidon”, opérant dans la zone. Ces viols de 50 femmes auraient été commis dans la localité de Oninga Centre, groupement Usala et dans le village de Makutano. Je demande donc une mission d’évaluation urgente à Oninga”, a tweeté l’élu de Walikale.

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La situation d’insécurité dans la province du Nord-Kivu, placée sous état de siège, inquiète le député Juvenal Munubo qui demande une mission rapide d’évaluation dans cette zone enclavée.

Contacté par POLITICO.CD, Juvenal Munubo demande une mission conjointe des autorités congolaises (FARDC, ANR et Affaires sociales) et celles du système des Nations unies (MONUSCO, BCNUDH) pour évaluer la situation à Oninga.   

“C’est une zone très enclavée, à de centaines de kilomètres de la ville Goma, à l’extrême Nord du territoire de Walikale, avec celui de Lubero et le Sud de l’ex-province Orientale. Donc pour y accéder, il faut nécessairement un hélicoptère. C’est ainsi, je demande une mission d’évaluation conjointe, entre les autorités militaires congolais, le bureau conjoint des Nations Unies au droit de l’homme (BCNUDH) de façon à dresser le premier constant de la situation du terrain, le première vérification”, a suggéré l’élu de Walikale

Et d’ajouter qu’Oninga, “est une zone très enclavée où il n’y pas des structures médicales, pour retrouver un poste de santé de proximité. Il faut aux malades parcourir plusieurs kilomètres pour atteindre une structure proche. Donc, ça vaut la peine qu’une mission se rende sur place pour évaluer la situation et prend en charge ces femmes violées par ce groupe armé”.

Oninga sous la barbe du groupe armé Mazembe

Selon le Président d’une ONG locale oeuvrant à Oninga, “Assistance et encadrement des personnes vulnérables (APEV)”, joint par POLITICO.CD, Akilimali Balemba dit que cette situation date de plusieurs jours déjà.

Selon lui, “il y a plus de deux semaines que le groupe des maï-maï appelé “Mazembe”, du chef Kabido font la loi dans le groupement de Oninga. Ils ont violé plusieurs femmes, plus au moins une cinquante (54) dont seules 50 femmes ont pu été répertoriées par notre organisation. Pour le moment, ces femmes violées n’ont aucune assistance médicale ni psychologique”, dit-il 

Par ailleurs cet acteur de la societe civile signale que certaines familles ont été contraintes de fuire dans la brousse par crainte de ce groupe armé, “même le préfet de l’institut Usala, dont la fille avait été victime du viol des maï-maï Mazembe, s’est aussi enfoui à Goma”, souligne-t-il.  

Adrien AMBANENGO



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