New York a le blues

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Durement frappée par la pandémie de Covid-19, la ville qui ne dort jamais est confrontée à une crise importante. Depuis la fin du confinement, Manhattan, en particulier, donne l’impression d’avoir été abandonné. L’activité économique y est fortement ralentie, ce qui menace l’équilibre financier de la municipalité.
 

“Tu me manques”, peut-on lire à la une du New York Magazine, du 12 au 25 octobre. Tirée par un avion, la banderole surplombe les gratte-ciel de la Grosse Pomme. “Même si la ville est habitée, tout le monde a l’impression que quelqu’un lui manque”, souligne la directrice de la photographie du journal, Jody Quon, pour expliquer le choix de la une.

Crise économique, sanitaire et budgétaire

Le magazine américain revient sur la crise économique qui frappe de plein fouet New York depuis la pandémie de Covid-19. “La crise actuelle cumule des aspects de tous les défis qu’a dû relever New York ces dernières décennies. Comme lors de l’ouragan Sandy, c’est une catastrophe naturelle. Comme pour la crise financière de 2008, on subit un pic de chômage et de pauvreté. Comme lors du 11-Septembre, les victimes sont très nombreuses et subissent un traumatisme psychologique. Et, comme dans les années 1970, la municipalité doit affronter une crise budgétaire en raison des recettes fiscales qui vont s’effondrer. Et tout ça se déroule pendant une crise inédite de l’autorité, qui contrecarre toute velléité de mettre en œuvre des solutions”, explique Eliot Spitzer, un ancien gouverneur de l’État de New York, reconverti dans l’immobilier.

L’immobilier est un des secteurs les plus touchés par la crise. D’habitude, New York est une ville en perpétuelle évolution, en chantier permanent. Mais aujourd’hui, les bureaux sont presque vides, la demande de construction est moins forte, de nombreux chantiers sont à l’arrêt faute de moyens financiers et le marché s’effondre. Malgré tout, Eliot Spitzer ne s’inquiète pas outre mesure pour son entreprise. Il continue de construire des immeubles. Selon lui, la demande va revenir, elle finit toujours par revenir.

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Consacré pour une bonne part à la ville de New York, ce magazine est aussi réputé pour ses longs formats sur la vie culturelle et politique américaine. Né en 1964 comme supplément dominical du New York Herald Tribune et relancé comme

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