Les Chiliens aux urnes pour décider s’ils veulent une nouvelle Constitution

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Ce dimanche 25 octobre, les Chiliens se prononceront pour dire s’ils veulent ou non une nouvelle Constitution. Le référendum tant attendu ouvre de nouvelles perspectives à la démocratie dans le pays, un an après la puissante révolte d’une bonne partie des citoyens.

Voici déjà bien longtemps que la Constitution chilienne pose des problèmes, et pour cause : elle a été promulguée en 1980 sous la dictature d’Augusto Pinochet et se fonde sur un système qui concentre les pouvoirs présidentiels, bloquant le bon fonctionnement entre l’exécutif et le législatif.

Le 25 octobre, plus de 15 millions d’électeurs sont donc appelés à se prononcer pour ou contre un projet de nouvelle Constitution, avec un protocole sanitaire très précis en raison de la pandémie de Covid-19, et avec deux questions, rappelle le site chilien 24horas :

Voulez-vous une nouvelle Constitution ?”

Quelle instance devrait se charger d’écrire la nouvelle Constitution ?”

S’ils votent “oui” (“apruebo”, “j’approuve”) à une nouvelle Constitution, les électeurs auront alors à choisir entre deux formes d’assemblée constituante. Soit une assemblée mixte composée pour moitié de parlementaires et pour l’autre moitié de personnes spécifiquement élues pour effectuer cette mission, soit une assemblée de citoyens formée à l’issue d’une élection.

Les débats ont été longs et nourris tout au long de la campagne en vue du référendum, et, constate El País, ils n’ont pas opposé les camps traditionnels de la gauche et de la droite, les avis restant partagés car c’est tout un système démocratique qui est ainsi remis en question.

La fracture de 2019

La Constitution a été amendée à deux reprises par le passé, en 1989 et 2005, sans changer fondamentalement. En 2018, quelques jours avant la fin de son mandat, la présidente Michelle Bachelet avait jeté les bases d’une réforme constitutionnelle, qu’elle avait envoyées au Congrès. Mais son texte était resté lettre morte. Le président Sebastián Piñera s’était opposé lors de son élection en 2017 à toute réforme de la Constitution.

Mais tout a changé

[…]

Sabine Grandadam



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