Le parti au pouvoir en Corée du Sud sanctionné dans les urnes

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À un an de la présidentielle, le parti du président Moon Jae-in a essuyé deux revers électoraux dans les deux principales villes sud-coréennes, Séoul et Busan. Les délits d’initié commis par certains fonctionnaires semblent avoir eu un poids décisif.

“Le gouvernement est jugé, Séoul renversé. C’est dans ces termes que le quotidien Joongang ilbo annonce en une ce jeudi 8 avril les résultats des élections locales partielles qui se sont tenues la veille. Les deux cartes qui l’accompagnent témoignent du revirement politique incontestable de la capitale : les habitants qui avaient largement voté en 2018 pour le Parti démocrate du président Moon Jae-in ont plébiscité le Parti du pouvoir du peuple (conservateur), principale formation d’opposition, qui l’emporte par ailleurs dans la plupart des autres collectivités locales où le scrutin a eu lieu, notamment dans la deuxième ville sud-coréenne, Busan.

Oh Se-hoon est ainsi élu maire de Séoul, poste qu’il avait déjà occupé de 2006 à 2011 avant de le laisser à son successeur, le démocrate Park Won-soon, qui s’est donné la mort en 2020 à la suite d’une plainte l’accusant de harcèlement sexuel. “358 jours après que le Parti démocrate a raflé 41 sièges sur 49 lors des législatives du 15 avril 2020, Séoul est revenu dans les bras de l’opposition”, se réjouit Joonang ilbo, qui reste lucide dans l’analyse de l’événement.

Ainsi Joo Ho-young, porte-parole du Parti du pouvoir du peuple au Parlement, reconnaît dans le journal que son parti “a récolté les fruits de l’indignation des jeunes et de ceux qui se réclament du centre contre les injustices commises par le Parti démocrate et sa mentalité dite de naeronambul [abréviation de l’expression ‘Ce qui est une romance pour moi est un adultère pour les autres’]”. En d’autres termes le sexisme et le machisme qui règnent au sein du parti.

Le Parti démocrate arrivé au pouvoir après que l’ex-présidente Park Geun-hye a été destituée pour corruption se trouve éclaboussé par plusieurs scandales, dont les récentes révélations sur les fonctionnaires soupçonnés d’avoir profité de leur position pour se livrer à des spéculations immobilières dans un contexte où la flambée des prix immobiliers constitue le talon d’Achille du gouvernement actuel.

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Fondé en 1965, “Le Quotidien du centre” affiche des tendances politiques conservatrices modérées qui lui valent nombre de lecteurs de la classe moyenne sud-coréenne.
Outre la publication de l’édition en coréen de Newsweek, le journal

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