Le Maverick Party, la voix du séparatisme dans l’Ouest canadien

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Le ressentiment qu’éprouvent les quatre provinces de l’Ouest canadien envers le pouvoir central à Ottawa est à l’origine du Maverick Party. Alors que des élections anticipées pourraient avoir lieu au printemps, le leader du parti expose sa stratégie et cite, comme inspiration, la formation souverainiste du Bloc québécois.

“Nous croyons à plus d’autonomie et d’équité pour l’Ouest canadien soit par des réformes constitutionnelles, soit par la création d’une nation indépendante.” Au moins, les objectifs sont clairs.

Ces propos sont ceux de Jay Hill, leader par intérim du Maverick Party, interrogé par Le Devoir. Sa formation, qui s’appelait jusque-là “Wexit Canada” (pour “West” et “exit”), a changé de nom au mois de septembre, rappelle le Daily Hive. “Désormais renommé, le parti se veut le porte-voix de l’Ouest canadien au niveau fédéral, et n’a pas peur d’aller jusqu’à la sécession.”

“Jay Hill a beau venir de Colombie-Britannique, vivre désormais à Calgary et ne pas parler un mot de français, ce sont [les anciens Premiers ministres souverainistes québécois] René Lévesque, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et [l’actuel chef du Bloc québécois] Yves-François Blanchet qu’il cite comme exemples politiques”, observe Le Devoir, auquel cet ancien député conservateur a déclaré :

J’ai entendu M. Blanchet dire en entrevue que, si c’est bon pour le Québec, il votera pour ; et si ce n’est pas bon pour le Québec, il votera contre. J’entends avoir un groupe de députés Maverick qui appliqueront exactement la même stratégie pour les quatre provinces

[…]

Martin Gauthier



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