l’Algérie interpelle le Maroc et le Polisario

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Les ministres des Affaires étrangères et Maroc Algérrie, Nasser Bourita et Sabri Boukadoum
Les ministres des Affaires étrangères et Maroc Algérrie, Nasser Bourita et Sabri Boukadoum

Le conflit du Sahara Occidental reste une préoccupation majeure pour l’Algérie, qui interpelle le Maroc et la « République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD)  » à des négociations directes et sérieuses, afin de régler ce vieux contentieux. Le territoire est revendiqué à la fois par le Maroc et par la RASD, proclamée par le Front Polisario en 1976, un mouvement soutenu par l’Algérie, dont l’objectif est l’indépendance totale du Sahara.

Devenu un enjeu global illustrant la rivalité entre le Maroc et l’Algérie, le dossier du Sahara Occidental bloque toujours la construction de l’Union du Maghreb arabe (UMA). Le Polisario s’appuie sur un « consensus écrasant parmi les Sahraouis vivant sur le territoire en faveur de l’indépendance et en opposition à l’intégration avec tout pays voisin », tel que décrit dans un rapport de l’ONU. Le Maroc fonde sa revendication sur les accords de Madrid et sur la base de liens d’allégeance passés entre les tribus sahraouies et les sultans du Maroc.

« L’envoyé personnel ne suffit pas. Il faut qu’il y ait un processus… Nous continuons à dire qu’il faut des négociations directes et sérieuses, entre les parties au conflit, le Maroc et le Front Polisario », a déclaré à la presse, samedi, Sabri Boukadoum, ministre algérien des Affaires étrangères, lors du Forum de l’économie de la culture. Il a rappelé que son pays demande, depuis presque deux ans, la désignation d’un nouvel émissaire pour le Sahara et qu’une dizaine de candidats proposés pour occuper ce poste vacant depuis 2019, ont « tous été rejetés par une partie au conflit ».

La question du Sahara Occidental est inscrite dans l’agenda de la prochaine réunion du Conseil de sécurité qui se tiendra le 21 avril prochain. Le ministre algérien fait remarquer que cette rencontre virtuelle s’organise dans un « contexte nouveau, celui de la rupture du cessez-le-feu », en novembre dernier.

Le ministre algérien des Affaires étrangères, qui s’était récemment attaqué diplomatiquement au Maroc, en Espagne, a fait savoir que l’Algérie a engagé des discussions avec les 15 membres du Conseil de sécurité sur le sujet. Selon lui, ces consultations sont «  bonnes  », car il s’agit d’une question importante aussi bien pour la sécurité de l’Algérie que pour la paix dans la région.

A lire : Sahara : l’Algérie s’attaque diplomatiquement au Maroc

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