La Géorgie pourrait pâtir gravement de la dernière guerre du Haut-Karabakh

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Les décisions prises lors du dernier sommet tripartite entre la Russie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan concernant le déblocage des voies de communication dans la région risquent de remettre en question l’importance de la Géorgie comme pays de transit.

“La Géorgie perd sa fonction dans le Caucase”, titre à la une l’hebdomadaire géorgien Sakartvelo da Msoplio, carte de la région à l’appui. La cause de cette inquiétude ? Le changement de situation géopolitique et géoéconomique du pays dans la région après la deuxième guerre arméno-azérie du Karabakh (27 septembre-9 novembre 2020), remportée par l’Azerbaïdjan.

Lors du premier sommet tripartite post-guerre, le 11 janvier à Moscou, les dirigeants russes, arméniens et azerbaïdjanais sont convenus de “débloquer les voies de communication économiques et de transports”, rappelle le titre dans un entretien avec Goulbaat Rtskhiladzé, directeur de l’Institut géorgien de l’Eurasie. Il s’agit de fluidifier les mouvements de transport et de marchandises, qui devront partiellement passer par le territoire ennemi : Bakou sera relié à son exclave du Nakhitchevan en Arménie et Erevan à la région arménienne de Siounik, en traversant le Nakhitchevan. Par ailleurs, l’Azerbaïdjan sera relié directement à la Turquie, à la Russie et à l’Iran.

Depuis trente ans, l’Arménie, très enclavée et en situation de blocus de la part de l’alliance turco-azérie, n’a accès à la

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“La Géorgie et le monde” rassemble des journalistes indépendants et accueillent des articles de représentants de la société civile. Opposé au pouvoir actuellement en place à Tbilissi, le journal n’hésite pas à soulever les questions les plus

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