la fin de “l’immigration facile” pour les professionnels qualifiés

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Aux États-Unis, le nouveau décret de l’administration Trump qui gèle les cartes vertes et certains visas de travail temporaires jusqu’à la fin de l’année 2020 provoque la consternation dans le monde des affaires.

Révélé le 22 juin, le nouveau décret qui gèle jusqu’à la fin de l’année l’attribution des Green Cards (donnant accès à la résidence permanente) et de certains visas de travail temporaire aux États-Unis n’a pas tardé à susciter des réactions franchement hostiles, rapportées notamment par The New York Times.

Des chefs d’entreprise en colère

Le patron de Google, Sundar Pichai (lui-même né en Inde), s’est déclaré “déçu” par ces mesures, soulignant que “le succès économique des États-Unis dépend de l’accès des entreprises aux meilleurs talents du monde entier”. Amazon a pour sa part fait valoir qu’“empêcher les professionnels qualifiés d’entrer dans le pays et de contribuer à la reprise économique américaine met en péril la compétitivité internationale des États-Unis”. Pour Facebook, “les titulaires de visas hautement qualifiés jouent un rôle essentiel dans la promotion de l’innovation et c’est quelque chose que nous devons encourager et non pas restreindre”.

Mais face à ce nouveau tour de vis en matière d’immigration, les entreprises de la Silicon Valley sont loin d’être les seules à manifester leur “consternation”, selon les termes du quotidien américain. Thomas Donohue, président de la Chambre de commerce des États-Unis, a lui aussi tenu à réagir :

Brandir une pancarte annonçant ‘Vous n’êtes pas les bienvenus’ à destination des ingénieurs, des cadres, des experts en informatique, mais aussi des médecins, des infirmières et de bien d’autres travailleurs n’aidera pas notre pays, cela ne fera que nous pénaliser.”

“Un changement radical de politique”

Car les visas H-1B, réservés aux travailleurs étrangers hautement qualifiés, ne sont pas les seuls concernés, souligne The Economist. Sont également suspendus jusqu’à la fin de l’année les visas H-2B, destinés aux travailleurs peu qualifiés, les visas J, qui peuvent concerner les filles au pair, les travailleurs saisonniers ou encore certains enseignants et chercheurs, ainsi que les visas L, réservés aux professionnels en contrat d’expatriation. Au total, “les nouvelles règles pourraient toucher des centaines de milliers de personnes qui avaient prévu de venir en Amérique cette année”.

Selon Sarah Pierce, du Migration Policy Institute (MPI), à Washington, il s’agit bel et bien des “mesures les plus sévères que l’administration Trump ait prises contre l’immigration” jusqu’à présent. Et même si elles vont probablement s’accompagner d’un certain nombre de dérogations concernant des secteurs stratégiques pour la reprise économique ou pour la recherche médicale, elles signent “un changement radical de politique”.

Au point que Demetrios Papademetriou, un autre expert des migrations travaillant pour le MPI de Washington, n’hésite pas à diagnostiquer “la fin d’une ère d’immigration facile”, ajoutant que les États-Unis ne sont pas le seul pays à songer à de nouvelles règles sur l’accueil des travailleurs étrangers et que la pandémie de coronavirus ne fait qu’accélérer cette évolution. Il prévoit des restrictions supplémentaires “dans une dizaine de pays”.

En ce qui concerne les États-Unis, avertit The Economist,

“même si Joe Biden, l’adversaire démocrate de Trump, devient président en novembre, ne vous attendez pas à un retour à l’ancien système”.

Source

Lancé en avril 2016 et destiné aux expatriés français et aux candidats à l’expatriation, Courrier Expat offre des informations puisées dans la presse internationale sur l’environnement professionnel et personnel des Français de l’étranger, sur le

[…]

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