Ituri : Déchu, Bamanisa parle des « irrégularités procédurales » mais appelle l’Ituri à « l’apaisement »

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Il ne s’avoue pas vaincu. Jean Bamanisa, Gouverneur deux fois déchu de la province de l’Ituri, dit avoir relevé des irrégularités dans la démarche des élus provinciaux. Dans une mise au point faite ce mercredi 14 avril, Jean Bamanisa estime pour sa part que cette situation désempare l’opinion. Mais avant tout, il appelle à l’apaisement.

“À cet égard, l’opinion semble désemparée des conséquences de cette motion par rapport à la gestion de la province en général et de la sécurité caractérisée aujourd’hui par l’intensification des violences des groupes armés, surtout dans les territoires de Djugu et d’Irumu, provoquant des inquiétudes parmi les différentes couches de la population. J’exhorte la population à s’apaiser”, indique-t-il.

Au sujet des “irrégurarités dans la procédure” ayant abouti au vote de la motion de censure, le Gouverneur dit se réserver le droit de saisir les instances juridictionnelles compétentes pour être rétabli dans ses droits, comme l’exige l’Etat de droit.

L’exécutif provincial a tenu deux réunions extraordinaires du Conseil des Ministres et du Comite provincial de sécurité. Au cours de ces réunions, Bamanisa dit avoir passé en revue plusieurs situations.
Il commence par rappeler que “le vote de la motion de censure contre le Gouvernement provincial ne signifie pas que le Gouvernement arrête de travailler, bien que réputé démissionnaire.” Il continue, selon Bamanisa, à gérer toutes les affaires de la compétence de la province conformément à la Constitution et aux lois de la République. Cela signifie que, ajoute-t-il, le Gouverneur, le Vice-Gouverneur et tous les Ministres provinciaux restent en fonction jusqu’au jour de la remise et reprise avec le nouveau Gouverneur et Vice-Gouverneur élus par l’Assemblée provinciale et investis par le Chef de l’État.

Pour y arriver, rappelle le Gouverneur “déchu,” il y a toutefois des êtapes prévues par la Constitution et les lois. Il cite la lettre de démission du Gouverneur qui doit être présentée au Président de la République qui en prend acte ou pas, il cite également l’issue d’un procès éventuel contre la motion. “ll est vrai qu’aujourd’hui, certains esprits sont déroutés et il est de mon devoir de continuer à assumer mes responsabilites vis-à-vis de l’Etat et de la population”, souligne Jean Bamanisa.

Ce dernier rappelle en outre à l’opinion que les rapports entre l’Assemblée provinciale et le Gouvernement restent institutionnels et conformes à la Constitution ainsi qu’aux lois de la République, basés sur le principe de la “séparation du pouvoir”. Il précise que chaque “institution exerce ses missions constitutionnelles et légales sans immixtion dans les missions de l’autre.”

Le Gouverneur déchu invite ensuite toute la population qui a légitimement droit à la redevabilité de toutes les actions du Gouvernement provincial, à s’apaiser. “J’exhorte la population à l’unité, à la cohésion sociale, à la cohabitation pacifique pour construire ensemble la paix et endiguer l’insécurité par la dénonciation, la désolidarisation des groupes armés et à ne pas céder à toute forme de manipulation et d’intoxication de nature à semer la division, les troubles à l’ordre public, le non-respect des autorités et institutions. Tous les services sociaux de base doivent fonctionner normalement: les écoles, les marchés, les hôpitaux et autres…”, souhaite-t-il.

Au sujet de la sécurité, “il est rappelé aux groupes armés de respecter les engagements pris, de cesser les exactions contre les paisibles populations et aux FARDC de combattre les groupes réfractaires qui écument la population lturienne”, martèle le Gouverneur déchu.

S’agissant de la motion de censure elle-même, Bamanisa rapporte que le Gouvernement provincial dit rester “serein” et mettra à la disposition du public, pour information, le moment venu, les éléments de réponse aux préoccupations évoquées dans ladite motion.

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Jean Bamanisa était une nouvelle fois visée par une motion de censure à l’Assemblée provinciale de l’Ituri. Sur les 41 députés provinciaux présents dans la salle des plénières ce mardi 13 avril, 33 ont voté pour la motion. Seuls 8 élus provinciaux s’y étaient opposés.

Serge SINDANI

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