En Chine, un dieu lapin symbolise les discriminations contre les LGBT

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Tu’er Shen, le dieu lapin, est une figure traditionnelle d’adoration dans le milieu LGBT chinois. C’est à travers la lutte contre le culte de cette divinité qu’une première loi de discrimination avait visé les homosexuels à la fin du XVIIIe siècle. Plus de deux siècles plus tard, le mariage entre personnes de même sexe n’est toujours pas reconnu en Chine.

En matière d’égalité des droits pour les homosexuels, “la Chine a encore des kilomètres à parcourir”, constate SupChina. Le site installé à New York rappelle que le pays, deuxième économie mondiale, se classe 101e sur 174 pays pour la tolérance envers les LGBT, d’après un rapport du Williams Institute de la faculté de droit de l’UCLA.

Pourtant, la Chine s’est montrée longtemps plus progressiste que l’Europe en matière de mœurs. Alors que l’empereur romain Théodose le Grand avait interdit les relations homosexuelles “passives” dès 390, la Chine a attendu le XVIIIe siècle pour légiférer sur l’homosexualité.

Sa première loi discriminante, promulguée dans la province de Fujian en 1786, visait en fait à éradiquer une mystérieuse secte religieuse dont la divinité, un lapin, était devenue le symbole LGBT de la région.

Le culte du lapin

Si les hommes gays sont parfois encore appelés tùzi (“lapins”) en Chine, l’expression fait référence à plusieurs légendes populaires, comme La Ballade de Mulan, écrite entre le IVe et Ve siècle.

Dans le recueil de contes Ce dont le maître ne parlait pas, cité par SupChina, l’écrivain Yuán Méi relate l’histoire de

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