En 2021, les États-Unis pourront accueillir 62 500 réfugiés

Views: 20

Le président Joe Biden a accepté lundi 3 mai d’augmenter la limite légale de réfugiés admis chaque année aux États-Unis. Ce quota, fixé à 15 000 par son prédécesseur, faisait l’objet de critiques dans le camp démocrate.

“Il était important pour moi d’agir.” Après des mois d’atermoiements et d’incertitudes, Joe Biden a finalement choisi de relever le seuil légal de réfugiés qui peuvent être admis aux États-Unis, le fixant à 62 500. Le quota précédent, limité par Donald Trump à 15 000 admissions annuelles “ne correspondait pas aux valeurs américaines, en tant que nation qui accueille et aide les réfugiés”, selon l’actuel locataire de la Maison-Blanche cité par le Washington Post.

Mais l’objectif ne sera probablement pas atteint en 2021, selon le Wall Street Journal. “Cette augmentation intervient huit mois après le début de l’année fiscale, ce qui signifie qu’il est peu probable que les 62 500 personnes entrent toutes aux États-Unis avant le 30 septembre.” Conscient des exigences du calendrier, Joe Biden a aussi réitéré sa volonté de fixer en 2022 un seuil de 125 000 réfugiés. Il a néanmoins précisé qu’il faudrait du temps “pour réparer les dégâts des quatre dernières années”.

“Le système d’accueil des réfugiés est géré séparément de celui des demandeurs d’asile”, précise le quotidien new-yorkais, qui rappelle que les réfugiés passent les contrôles de l’Immigration américaine avant d’être sur le sol américain, contrairement aux demandeurs d’asile.

Historiquement, les États-Unis ont accueilli presque la moitié des réfugiés gérés par les Nations unies, même si pendant la présidence Trump, le pays est passé derrière le Canada.”

Un message au monde entier

“L’annonce de Joe Biden a été saluée ce lundi par des militants engagés dans l’aide aux réfugiés”, reprend le Washington Post. “Ils s’étaient montrés très critiques envers les hésitations du président, lourdes de répercussions selon eux sur tous ceux qui dans le monde cherchent à fuir l’oppression, les persécutions et d’autres épreuves.”

Ces derniers mois, la Maison-Blanche avait lancé une série de messages contradictoires, annonçant d’abord qu’elle souhaitait multiplier par huit le nombre de réfugiés qui pourraient être admis dans le pays, avant de renoncer. Joe Biden avait par la suite expliqué qu’il conserverait temporairement le plafond fixé par son prédécesseur, une mesure jugée “inacceptable” par la gauche du parti démocrate.

Contesté par certains conservateurs, le seuil de 62 500 réfugiés est vu par les démocrates et les associations d’aide aux réfugiés comme “une première étape” vers la suppression des mesures anti-immigration prises par l’administration précédente. Jusqu’à présent, seuls 2 000 réfugiés ont été admis dans le pays pour cette année, “de loin le chiffre le plus bas jamais enregistré”, selon le Wall Street Journal.

Malgré tout, l’annonce du président est un symbole et “un message aux Américains, comme au monde entier”, estime dans les pages du Washington Post un membre de l’administration Biden, qui souhaite rester anonyme : “Les États-Unis accueillent les réfugiés et veulent protéger les plus vulnérables.”



Source link

Comments: 0

Your email address will not be published. Required fields are marked with *

£0.000 items