Aux États-Unis, le vaccin Pfizer bientôt autorisé pour les 12-15 ans

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Selon une information du New York Times, l’autorité américaine des médicaments se préparerait à autoriser le vaccin pour les adolescents en début de semaine prochaine. Cette avancée ne devrait toutefois pas encore permettre aux États-Unis d’atteindre l’immunité collective, la demande de vaccins ayant commencé à décliner de manière préoccupante ces dernières semaines.

Les Américains s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans la course à la vaccination. La “Food and Drug Administration” (FDA), l’autorité américaine des médicaments, devrait autoriser en début de semaine prochaine le vaccin contre le coronavirus développé par Pfizer aux adolescents âgés de 12 à 15 ans, selon une information du New York Times qui cite des représentants fédéraux au fait du projet.

Aux États-Unis, certains parents impatients de voir leurs enfants vaccinés, “s’étaient mis à compter les semaines”, après que les laboratoires Pfizer et BioNTech ont annoncé en mars que des essais cliniques avaient démontré que le vaccin était sûr, efficace et produisait des anticorps solides chez cette catégorie d’âge, raconte le quotidien new-yorkais.

Moderna et Johnson & Johnson testent eux aussi leurs vaccins chez des adolescents et s’apprêtent également à faire des essais cliniques sur de plus jeunes enfants. Les données des premiers tests réalisés par Moderna sont attendues cet été, précise le Washington Post qui a confirmé lundi l’information du New York Times. “Les familles et les pédiatres sont impatients que les enfants puissent avoir accès à un vaccin, surtout juste avant la rentrée scolaire”, souligne le quotidien américain.

Lundi, l’agence européenne des Médicaments (EMA) a, elle, annoncé avoir entamé l’évaluation de l’utilisation chez les 12-15 ans du vaccin Pfizer/BioNTech, après une demande d’autorisation déposée par les deux entreprises pour cette tranche d’âge dans l’Union européenne, rapporte le magazine belge Le Vif.

Aucun vaccin n’existe pour l’instant pour les enfants et les jeunes adolescents, moins exposés aux cas graves de la maladie, et dont la vaccination n’a pas été une priorité jusqu’ici. Elle est pourtant essentielle pour freiner la diffusion du Covid-19 et faire baisser le nombre d’hospitalisations et de décès, estiment les experts.

L’immunité collective, un espoir de plus en plus lointain

Bien que plus de la moitié des adultes aux États-Unis a reçu au moins une dose de vaccin, le pays ne devrait pas parvenir à l’immunité collective dans un futur proche. Ils pourraient même ne jamais l’atteindre, souligne The Hill, la faute à une baisse importante du taux de vaccination. Ces deux dernières semaines, la demande a chuté de 25 %.

“Les scientifiques s’orientent de plus en plus vers la conclusion que le virus ne va pas disparaître définitivement mais qu’il deviendra très probablement une menace gérable qui continuera de circuler aux États-Unis pendant des années, engendrant toujours des hospitalisations et des décès, mais dans des proportions moindres”, explique le New York Times.

Face aux réticences d’une partie de la population à se faire vacciner, l’administration Biden est en train de revoir sa stratégie. Elle “laisse de côté les sites de vaccination de masse pour se tourner davantage vers les fourgons réfrigérés, les cliniques de quartier et même les campagnes de porte-à-porte dans les communautés à prédominance rurale où les réticences sont les plus élevées”, raconte Politico.

Noémie Taylor-Rosner



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